31 mai 2008
DES SUJETS QUI PEUVENT FACHER
Doubletagged par Mab et par A l’Ouest, je réponds d’abord (pour des raisons pratiques*) à la suggestion, quelque peu pernicieuse ( ;-)), de cette dernière :
Citez plusieurs sujets pour lesquels vous vous sentez décalée par rapport à l’opinion générale.
En fait, dans mon cas, l’opinion générale serait plutôt celle de mon bord politique, à savoir la droite. Non, je rigole. Disons que j’ai des côtés un peu réac’ qui n’entrent pas “dans la ligne du parti”. Par exemple :
Je suis favorable à l’harmonisation de la durée de cotisation entre secteurs public et privé. Et je trouve que le recours à la grève, notamment dans les transports et l’Education nationale, relève parfois plus du corporatisme que de la défense de l’intérêt général.
J’aime pas Bertrand Delanoë. Je le vois comme un Sarkozy de gauche (il n’a pas l’air ouvert à la critique et il chope toutes les idées susceptibles de plaire à un maximum de “clients”. Il est juste moins vulgaire). Si encore, il s’imposait comme le candidat susceptible de battre Sarkozy, je mettrais de côté mon peu de sympathie pour lui. Mais j’estime aussi qu’il n’a aucune chance à la présidentielle. Trop connoté “maire des bobos parisiens”. Par ailleurs, je ne pense pas que la France soit prête à élire un président homosexuel. Déjà qu’elle n’a pas voulu d’une femme... Si la gauche ne veut pas faire de la figuration en 2012, elle doit se trouver un candidat plus consensuel.
Sur la question du Tibet, je ne suis pas totalement insensible aux arguments de Mélenchon... En tout cas, je trouve positif que l’on ait plusieurs sons de cloche sur ce sujet.
Je suis cathodique pratiquante. Pour moi qui viens d’un milieu fruste, la télé a été une fenêtre extraordinaire sur le monde. Elle fut une baby-sitter fidèle et bon marché.
A l’adolescence, mes insomnies se sont nourries de pas mal de merdes mais aussi d’excellentes émissions (j’ai encore en mémoire les ciné-clubs de Claude-Jean Philippe et de Patrick Brion, Cinéma Cinéma ou les magazines littéraires de Pierre Dumayet, par exemple).
Aujourd’hui, le choix s’est démultiplié. Les merdes sont encore plus merdeuses qu’avant, mais il y aussi des trucs mieux que bien. Notamment pour les jeunes téléspectateurs. Et, si je sélectionne soigneusement les programmes et les DVD de mes filles, je les laisse volontiers regarder la télévision. Je vais même jusqu’à en profiter pour me reposer – ou bloguer – pendant ce temps.
La nouvelle star est très tendance dans les cercles branchés, et sur les blogs. Ben moi, j’aime pas voir des jeunes se faire rétamer la gueule par une bande de péteux has-been et pseudo-intellos.
Je trouve que c'est une question très intéressante, mais potentiellement “implicante” et “dévoilante” et je ne me sens pas de forcer la main à tel ou tel blogueur pour prendre la suite. Mais je serai très intéressée de lire les réponses de ceux qui le feront.
*J’enchaînerai lundi sur le questionnaire culinaire, et nettement moins polémique, de Mab, car mes réponses sont sur le disque dur de mon ordi de bureau.
29 mai 2008
OMAR MOUILLE SA CHEMISE
Je suis dans ma période “Rêves à la con avec des people, sauf que Claire elle me réveille en plein milieu”.
Après “Angelina vient dîner chez moi, mais elle s'est paumée à Gennevilliers” et “De Gaulle préfère ses sushis sans wasabi”, j'en ai encore fait un ce matin... Vous brûlez d'envie que je vous le raconte, hein ? Ça tombe bien, j'avais rien de prévu ce soir. Mes filles dorment, Christophe consacre sa soirée à une chanteuse extravertie et ultrapénible, bien qu'inconnue (si elle devient célèbre, ça va être la reine des chieuses, celle-là. Heureusement, y’a peu de chances.)
Dans mon rêve, je distribue des récompenses lors d'une cérémonie, genre Festival de Cannes, en plus cheap. On appelle Omar Sharif. Et là, il se passe un phénomène météo étonnant : Omar – qui ne se ressemble pas tellement d'ailleurs – se prend une averse entre son fauteuil et la scène. Il arrive tout trempé, en pantalon de costume et en chemise !
Il se caille grave, le pauvre, et personne ne s'occupe de lui...
“Docteur j’y vais ?” “Go !”
Je me dis qu'il va se choper une pneumonie, papy. Je lui demande s'il veut que j'aille lui chercher sa veste. Il me sourit et me répond : “Oui, s'il vous plaît !” Quel homme bien élevé, cet Omar ! Il précise que son fauteuil est dans l'allée centrale. Je me dirige donc vers la salle et, pif paf, je me retrouve dans un autocar bondé, avec des gens et du bordel dans tous les coins (sans doute des touristes lituaniens en route pour Epinay). Impossible de retrouver la veste de mon nouveau pote Omar !
Et là, forcément, il est 7 heures, et Claire m’appelle.
- Maman, j'veux descendre !
- Claire, tu sais qu'à cause de toi, Omar il va choper la crève ?
- C'est qui Omar ?
Me demandez pas d'où il sort, le moustachu égyptien, je n'en sais fichtre rien.
Pour De Gaulle, je sais que son apparition nipponophile est due à mon ébahissement devant des tourismes moldaves ou lituaniens* prenant en photo le buste du général devant la gare d'Epinay ! Les sushis, c’est à cause de Christophe qui m’a parlé d’un japonais super bon à Pigalle.
Quant à Bradangelina, leur omniprésence dans les médias explique que leur image se soit incrustée dans mon pauvre cerveau malade. Mais Omar Sharif, cela reste un mystère. Je n'ai pourtant pas revu Lawrence d'Arabie ou Docteur Jivago récemment, ni mangé de crustacés...
Moi qui rêve de tenir une chronique dans un organe de presse, je devrais proposer une rubrique à Voici. Je l’intitulerais La vie rêvée des stars. Le seul truc, c’est qu’il faut que Claire se réveille un quart d’heure plus tard, afin qu’il y ait une chute potable à mes histoires.
César du meilleur acteur en 2004 pour “Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran”.
Ce jour-là, au moins, il avait gardé sa veste !
* une grosse partie de la clientèle de l'Ibis et du Balladins d'Epinay est constituée de touristes qui n'ont pas les moyens de séjourner dans un hôtel à Paris intra-muros.
27 mai 2008
ELLE SE FEND PAS LA POIRE, LA BELLE HELENE
Cela fait deux jours de suite que je tombe sur cette affiche de la pianiste Hélène Grimaud. Et que j'ai un petit sursaut d'effroi.

Hélène Grimaud, c’est cette créature fascinante, virtuose du piano, donc, mais aussi passionnée par les loups et d’une beauté improbable. Elle est française, mais parle notre langue avec une pointe d’accent anglo-saxon ultrachic. C’est le fantasme absolu du lecteur de Télérama, marié à une prof de musique dans un collège difficile.
Mais sur ses photos, la belle Hélène arbore toujours la même expression, avec un demi-sourire de Joconde et surtout le même regard d’une intensité brûlante et douloureuse. Genre “Tema comme je suis une meuf mystérieuse et habitée par mon art ! Je suis la Jeanne d’Arc du clavier avec plus de cheveux.” 

Hèlène, tu crois que tu fais genre en baissant la tête et en transperçant l’objectif du regard, mais en fait, t’es carrément flippante sur tes photos. En plus, je sais pas comment tu fais ! Moi, mon maximum d’intensité, c’est cinq minutes par jour. Et encore, quand j’ai dormi sept heures de rang la nuit précédente (autrement dit, c’est plus arrivé depuis octobre 2001).
Franchement, Hélène, tu devrais t’économiser les yeux. Tu vas finir par choper la cataracte à zieuter comme ça. Enfin, moi ce que j’en dis…
Pardon, qu’est-ce que vous dites ? Jalouse, moi ? Qu’est-ce qui vous fait croire ça ?
26 mai 2008
ET MON CADEAU ?
La maladie d’Anouk aura eu une conséquence inattendue : je n’ai pas eu droit, cette année, au cadeau de Fête des mères made in school. Pas de poème inoubliable, à la rime pauvre mais au contenu hautement signifiant, comme
ceux qu’Anouk rapportaient de maternelle. (Je ne sais pas où les instits se fournissent, mais ça doit être au même endroit que la majorité des chanteuses francophones viennent s’approvisionner en textes. Leurs confrères – et ce n’est pas peu dire – chantent des trucs aussi niais, mais en général moins fort, donc ça s’entend moins.)
Et pas d’objet fabriqué avec amour par des petites mains potelées. Ceci dit, vu que l’instit’ d’Anouk a le sens artistique d’un topinambour, je n’ai pas dû rater grand-chose. Pour Noël, il avait fait fabriquer à ses élèves un bougeoir, qui consistait en une boîte de camembert décorée d’une pomme de pin incrustée dans du plâtre. Le tout ceint d’une feuille d’aluminium. Vous ne me croyez pas ?

Je sais, limite, ça fout les pétoches... Même pour moi qui fréquente assidûment les expos d'art contemporain. Mais à part ça, Anouk sait quasiment lire. Donc, tant pis pour les arts plastiques cette année. Au collège, il se trouvera toujours un prof que ça emmerde de corriger des copies et qui préfère développer la fibre artistique des élèves en leur faisant faire des collages (j’en ai eu des comme ça... En latin. Mais on n’étudie plus le latin, de nos jours. Ben, à l’époque non plus.)
A défaut d’arts décoratifs (pour rester polie avec l’Education nationale), j’ai eu droit à de l’art vivant, avec un spectacle de marionnettes monté par mes filles. Ce n’était pas totalement au point, chacune ayant une vision très personnelle de la dramaturgie. Mais c’est l’intention qui compte... Et l’année prochaine, Claire sera à la maternelle. J’aurai donc droit à une double ration de cadeaux impérissables (Quelqu’un connaîtrait-il un produit qui attaque le plâtre ?)
24 mai 2008
REACTIONS EN CHAINE
Pendant mes vacances à Forges-les-Eaux, j’avais pris deux ou trois kilos qui ont tapé l’incruste.
Depuis peu, Claire ne porte plus de couches dans la journée. Il lui faut donc des petites culottes.
A la Halle aux Vêtements de Saint-Gratien, j’ai trouvé des culottes pour Claire, pas chères ; et, pour moi, une petite robe, pas chère. Mais trop petite. Il n’y avait pas ma taille. J’ai pris celle en dessous. Il ne me restait plus qu’à perdre (5 kilos) deux ou trois kilos. Ceux de Forges.
Je me suis donc lancée dans un régime. Or, je ne fais jamais de régime. Et quand je dis jamais, c’est jamais. C’est mauvais pour la santé. Mais là, il y avait la robe.
Au (shi)taquet pour le régime
J’ai dit à ma collègue :
- J’arrête mon régime. C’est pas un truc pour moi. Hier soir, j’ai bouffé une soupe bio au shiitaké et à l’avoine. Et à 23 h 12, je me jetai sur le jambon de parme et la baguette tradition. Puis sur la confiture de myrtilles. A la cuillère.
- Quand est-ce que tu l’avais commencé ce régime?
- Ben, hier...
J’aurai tenu une demi-journée. Bel effort.
Changement de programme
Le lendemain, c’était la grève à la SNCF. J’avais prévu d’aller à Paris à vélo. 24 km auraient sans doute raison de mes deux kilos en sus. J’avais gonflé les pneus de ma bécane et mis ma robe neuve. Boudinante, mais tant pis. Je n’en serais que plus motivée.
Mais Anouk s’est réveillée patraque. Très patraque. J’ai dû prendre une journée enfant malade, même si c’est vraiment pas le moment au boulot (Je serais curieuse de savoir quelle est la proportion de journées “enfant malade” prises par les pères... et par quel biais miraculeux une mère d’enfants en bas âge peut se faire bien voir de sa hiérarchie.)
J’ai conduit une Anouk fiévreuse et abattue chez le médecin. Elle a diagnostiqué une rhino-pharyngite. Ma fille souffrant de maux de ventre et d’une légère constipation, elle a conseillé la consommation de fruits et de légumes.
En sortant du cabinet, je me suis donc dirigée vers Gennevilliers car il me semblait qu’il y avait marché, le jeudi. En fait non, mais c’est un détail qui s’avèrera sans importance.
Vomi soit qui mal y pense
Sur la route, Anouk s’est plainte de nouveau et à plusieurs reprises de douleurs au ventre. Je commençais à perdre patience, lorsqu’elle a dit :
- Je vais vomir.
Ce qu’elle a fait dans les cinq secondes suivantes. J’ai entendu les spasmes derrière moi. Si on me demandait le bruit que je déteste le plus, je crois que celui-ci tiendrait la corde.
J’ai stoppé la voiture 100 mètres plus loin, sous le nez d’un gars en gilet jaune fluo qui bloquait une rue. Mon arrêt n’a pas eu l’air de lui plaire. Je sais pas pourquoi. Alors qu’il s’approchait, je lui ai indiqué d’un air furibard :
- Ma fille a vomi. Dans la voiture !
Il n’a pas moufté et a reculé ; il a dû se dire qu’il avait affaire à une folle. Et il a eu raison (de ne pas moufter).
J’ai constaté l’ampleur des dégâts. J’ai essayé de nettoyer un peu ma fille et les sièges avec de vieilles lingettes qui traînaient. J’en ai foutu partout sur ma belle robe pas chère, mais neuve.
Anouk, crépie de céréales au miel et de lait à moitié digérés, est restée stoïque. Je lui ai dit :
- On va rentrer et on nettoiera à la maison.
- Oui, Maman.
- Ça va à peu près ?
- Oui, Maman, j’ai moins mal au ventre maintenant.
Que de sushis !
Nous sommes rentrées sans un mot, en apnée. Nous nous sommes lavées et changées. J’ai nettoyé la voiture et fait une machine. J’ai lavé à la main la petite robe, qui a aussitôt déteint. Je ne sais pas quand je pourrai la reporter, vu comme ça caille.
Puis, Anouk et moi, on a passé l’après-midi côte à côte sous la couette à regarder des dessins animés sur Playhouse Disney. Je me suis endormie devant les aventures de Franklin la tortue. J’ai rêvé que j’assistais à une remise de prix pour entrepreneurs dynamiques. Parmi les convives, il y avait le général de Gaulle qui mangeait des sushis, en retirant les petits agglomérats de wasabi. Je fais des rêves passionnants en ce moment. 
20 mai 2008
LECTURE EN TRANSIT
Ce soir, dans le train, je n’avais rien à lire. Pas eu le temps d’acheter Libé, ce matin. Fini le Benacquista. Trop gros le Gavalda, et de toute façon, il m’emmerde. En fait, si, j’avais un truc à lire. Le magazine pour lequel je travaille. Chaque semaine, j’en rapporte trois exemplaires pour des voisines et pour la nounou de Claire.
A défaut d’autre chose, je l’ai feuilleté. Le boulot, en ce moment, c’est moyen la joie, alors le canard, je peux pas trop le voir en peinture en dehors des heures de travail. Pendant aussi, d’ailleurs.
J’ai commencé par voir une coquille... Argh ! On bosse de plus en plus dans la speederie et, forcément, on en laisse passer de plus en plus.
Je me suis arrêtée sur la page cinéma. Et j’ai été bien inspirée. Le film de la semaine, c’est Indiana Jones, je sais plus quel numéro. J’ai lu la légende de la photo. Et je dois dire que je ne me lasse pas du nom du kakou qui incarne Indiana jeune fille... Shia LaBeouf, il s’appelle. A mon avis, ses parents n’ont pas fait français première langue au collège, ni deuxième langue d'ailleurs... Et à cause de leur inconséquence linguistique, ils ont mis ce pauvre Shia dans le caca.
Entre le père, qui s’appelle Jeffrey LaBeouf (première personne du futur), et le fils, Shia LaBeouf (troisième personne du passé simple), il eût été cocasse que la mère se nomma Avalon LaBeouf (première personne du pluriel de l'impératif), mais elle s’est contentée d’un décevant Shayna LaBeouf. Elle se rattrapera peut-être en donnant un petit frère à Shia et en le prénommant Ashton. Ashton LaBeouf.
Shia descendrait d’une longue lignée d’artistes de music-hall. Je me demande s’il est le petit-fils du musicien Artie Shaw...
Shia LaBeouf est très propre : après, il se lave les mains.
19 mai 2008
TROP JOLIE POUR ETRE VRAIE
Quoi de neuf ? Pas grand-chose... A part que j’ai eu des invités, la semaine dernière. Enfin, plutôt, j’ai failli. Ils ont appelé à la maison. Ils étaient sur l’A86, à la hauteur de Gennevilliers. C’était lui qui était en ligne. Il est resté très simple, en fait.
Il voulait savoir quelle était la sortie, et quel chemin ils devaient prendre ensuite. Je pense que c’est elle qui conduisait. Le problème, c’est que je suis déjà une brêle totale pour indiquer la route en français (il me manque un bout de cerveau, je crois), mais alors en américain...
La conversation a été coupée, ils ont dû passer sous un tunnel. C’est elle qui a rappelé. Elle a une voix délicieuse, un peu rauque... Je m’apprêtais à lui expliquer le chemin le plus clairement possible, quand j’ai entendu une petite voix pointue appeler : “Maman ! Suis réveillée !” J’ai sursauté, puis j’ai regardé l’heure : 7 h du matin. J’ai répondu à la petite voix haut perchée : “Attends, j’arrive, laisse-moi le temps de me réveiller à moi aussi !”
Je ne saurai jamais si, sans cette interruption, Brad et Angelina seraient arrivés à la maison... Mais connaissant les méandres de mes rêves du petit matin, il est probable qu’ils n’auraient jamais trouvé le chemin.
En plus, ça roulait nickel !
15 mai 2008
VOILA LES ANGES, NE S'ARRETENT PAS



10 mai 2008
TROP POILANT
Avertissement : ce qui suit est déconseillé aux âmes sensibles. Autrement dit, messieurs, cassez-vous ! Ça y est ? On est entre nous ? Non, j’en vois un qui essaie de resquiller. Dehors, j’ai dit !
Sournois, envahissant, coriace... il n’est pas mon ami. Vous pensez qu’il a disparu, mais il revient au premier plan avec une régularité et une opiniâtreté désespérantes. Non, il ne s’agit pas de Nicolas Sarkozy, mais du poil sur les jambes.
Chaque année, je me fais avoir. Le beau temps me tombe sur le poil de façon inopinée, alors que mes jambes sont à moitié velues. Autrement dit, je dois attendre deux semaines pour que l’autre moitié des poils sortent de leur follicule (j’avais prévenu que ça serait gore...) avant d’aller confier l’éradication de l’ensemble aux mains expertes d’une esthéticienne. Sinon, deux semaines après, rebelote ! Mes gambettes sont de nouveau immontrables. (Je vois des non-initiées qui ne suivent pas... Monsieur, qu’est-ce que vous faites là ?)
Merci d’être velue...
J’ai évidemment tenté l’épilation maison, mais les dégats collatéraux étaient tels – que celles qui maîtrisent l’épilation du maillot à la cire se dénoncent ! – et le résultat suffisamment désastreux – trop glamour le carré de poils qui monte la garde en plein milieu du mollet – pour que je décide de m’en remettre aux femmes de l’art.
Du coup, tandis que le soleil brille de tous ses feux et que mes congénères sortent leurs robes d’été et laissent leurs gambettes prendre des couleurs, j’arbore mes éternels jeans, qui me paraissent soudain peser des tonnes, en prenant mon mal en patience...
Christophe me prend pour une débile : “Mais on voit rien !” assure-t-il. Naïf ! Il ne connaît pas le regard laser des gonzesses, qui se pose direct sur le bourrelet de cellulite des autres filles, même sous trois couches de vêtements, ou sur les trois poils qui restent sur le gros orteil (alors que moi, je ne suis pas du tout comme ça ! ;-))).
Mais je ne suis pas la reine des preneuses de mal en patience, et je finis toujours par craquer. Je sors l’Epilady avant l’échéance fixée et j’attaque le problème à la racine (Ouch ! Aïe ! Oups !). Je débroussaille, je défriche, j’extirpe, j’anéantis sans remords. J’ai les jambes pleines de picots rouges pendant deux jours, mais elles sont lisses, socialement présentables. J’ai vaincu le poil !
J’ai remporté une victoire, mais pas la guerre... Puisque je passerai tout l’été à lui courir après.
07 mai 2008
HAPPY BIRTHDAY TO YOU, Mr PRESIDENT
Sur les coups de 19 h 00, il y avait foule devant l’Olympia et un gros contingent de policiers... Madonna y donnait un concert ce soir, largement sponsorisé par NRJ, à en croire les nombreuses bannières publicitaires. Je l’ignorais. Je vieillis...
Dix minutes plus tard, à hauteur du métro Miromesnil, il y avait des embouteillages. Et encore plus de flics que pour Madonna. Sur le trottoir, des dizaines de personnes bien mises faisaient la queue pour entrer salle Gaveau. “Quel chef d’orchestre ou quel soliste classique est plus célèbre que Madonna ?” m’interrogeais-je. En fait, je compris rapidement qu’il s’agissait du meeting des supporters de Nicolas Sarkozy, s’apprêtant à célébrer l’anniversaire de son élection. Rue de la Boétie, des chauffeurs postés auprès d’imposantes berlines démarraient une longue soirée d’attente...

Donnez-nous 1 000 colombes pour les 100 000 ans qui viennent
Moi aussi, je m’apprêtais à célébrer ce premier anniversaire. Mais pas à Gaveau. Le comique Christophe Alévêque avait en effet convoqué sa “Chorale des 1 000 colombes” devant le Fouquet’s, où notre flamboyant président avait fêté sa victoire l’an passé.
Au programme : des interprétations des tubes des chanteurs favoris de Nicolas Sarkozy : Jeane Manson, Johnny Hallyday, Gilbert Montagné et l’immarscescible Mireille Mathieu qui, ce soir fameux, gratifia, depuis la Concorde, la France en joie de ses cultissimes 1000 colombes.
Cette commémoration dura une petite demi-heure et, comme le fit justement remarquer un participant, c’était bonnard.
Au Fouquet's, un an après...
envoyé par karmara93