03 juillet 2009
MON TITRE N'EST NIPPON NI MAUVAIS…
L'année dernière, j'avais traîné ma progéniture à Japan Expo dans ma Micra et une totale improvisation… Ce fut un plan galère de première bourre.
Alors, cette année, j'avais tout prévu : de confier Claire à son père, d'acheter les tickets en avance, de préparer des sandwiches à la Vache Qui Rit et d'y aller tôt le vendredi. J'avais blindé l'affaire. Pensais-je.
Mais l'enfer ce fut… Un parking à Perpètes-les-Ouilles et surtout un staff totalement dépassé par l'affluence.
A un moment, un type a fait “dériver” la file d'attente, ou plutôt la masse d'attente, pour… la faire revenir au même endroit. Résultat, alors que nous étions presque arrivées au but, j'ai dû refaire deux fois la même queue. Je suis devenue folle. J'ai pourri le gars. Mais pourri ! J'étais à deux doigts de lui mettre une claque. Alors, j'ai décidé de me barrer. Tant pis pour les tickets. Mais Anouk était au bord des larmes (alors qu'elle venait de faire un mini-malaise à cause de la chaleur. Ils nous faisaient attendre sous une verrière, ces cons !). J'ai donc fendu la foule pour aller me placer en tête de file. J'ai expliqué à un type que j'avais déjà fait la même queue, que ma petite était naze… et il m'a laissée passer devant lui. Cool.
Après, c'était que du bon. Anouk a pu essayer plein de nouveaux jeux. J'ai sautillé avec elle sur un tapis de Wii. Une grande première en ce qui me concerne. J'ai lu Libé pendant qu'elle testait des jeux de DS. On a aussi fait un massage shiatsu…
Il y a un super état d'esprit, dans cette manifestation. Le public est composé majoritairement d'ados et de jeunes adultes. Des passionnés de la culture nipponne. Beaucoup sont déguisés en personnage de mangas (on appelle ça le “cosplay” ou “costume playing”). Certains se baladent avec une pancarte "free hugs" (câlins gratuits)*. C'est manifestement un nouveau moyen de drague… moyennement efficace d'après ce que j'ai pu constater, mais quand même plus mignon que le “Tu sais qu't'es bonne !”. Les animateurs des stands sont très jeunes, eux aussi, et très cools. On a une belle jeunesse, moi je dis ! (Je pars en vacances demain… je suis de bonne humeur.)
J'étais restée une heure et demi l'année dernière (il y avait Claire, il faut dire). Cette fois, j'ai tenu presque cinq heures. Bel effort. Mais je ne serai pas mécontente quand Anouk pourra y aller avec ses copines. Ceci dit, je me demande comment je réagirai si elle décide d'arborer certaines des tenues des “cosplayers”.




* Ce soir, Claire m'a demandé :
“Maman, tu crois qu'il y a des gens qui n'aiment pas les câlins ?”
“Je ne sais pas…”
“Les pauvres, peut-être… Tu sais ce qu'ils mangent, les pauvres ?”
“Non…”
“De la farine et de la poussière. C'est dégueulasse !” (moue dégoûtée).
J'ai
une fille qui n'aime pas les pauvres. En même temps, c'est celle qui veut faire princesse, comme métier… Il est vrai que s'ils mangent de
la poussière, ça va faire mauvais effet à la cour.
01 juillet 2009
UN POIL STRESSANT…
Putain, le stress, le stress ! Deux semaines que je suis au Magné B6.
Tout ça, c'est à cause des vacances… Le nombre de trucs auxquels il faut penser. Un vrai cauchemar.
Je ne parle même pas de l'organisation du séjour : sélection du lieu de villégiature et de l'hébergement, moyens de transport (train + voiture), règlement financier, avec tentative répétée de l'organisme d'extorquer beaucoup plus que ce qui était prévu au départ (il s'agit de Belambra. Je répète BELAMBRA ! Je prépare déjà mon courrier pour une association de consommateurs).
Ça, c'était en mai. Déjà, ça m'avait mise à deux doigts du burn-out. Tiens, si j'avais été fonctionnaire, je me serais mise en arrêt maladie !
J'ai tenu le choc… Mais là, quand je vois tout ce que je dois faire d'ici samedi… Car oui, pauvre de moi, je pars en vacances samedi ! Ah, sort funeste, pourquoi me colles-tu aux basques ? Tu m'as niqué l'orteil, et maintenant tu m'envoies chez les Basques !
Déjà, la préparation personnelle. Par cette expression, entendez “épilation des zones exposées lors des séances de bronzette”. Vous vous êtes déjà épilé(e) le maillot à la cire ? (C'est une métonymie, enfin un truc comme ça, on n'épile pas le maillot à proprement parler, sauf s'il est en peau de bête, mais les poils qui dépassent autour.) Non ? Alors, vous pouvez pas comprendre.
Dans le même ordre d'idées, il aurait été également indiqué de perdre 3 bons kilos, mais là, j'ai plus le temps. A moins de manger chaque midi chez McDo et de faire tomber mon sandwich tous les jours (voir post précédent. Tiens, je devrais proposer cette méthode révolutionnaire à la rubrique diététique de mon magazine !)
Plus épineux encore (enfin, les poils, ça peut être épineux aussi), les bagages. Comme on prend le train, il faut réduire un max. Or, j'ai la fâcheuse habitude d'emporter pour les filles une garde-robe qui leur permettrait de faire bonne figure à la cour d'Angleterre. Du moins en quantité. Ceci dit, Claire ayant manifesté l'intention de faire “princesse”, comme métier, mieux vaut être prête à toute éventualité… (Anouk, en ce moment, veut devenir “aventurière”. Mais la future Lara Croft s'enfuit en hurlant lorsqu'elle entend un hérisson ou un oiseau gratouiller dans le jardin. Alors, c'est pas gagné…) M'étonnerait quand même que le prince William prenne ses quartiers d'été dans un village vacances à Anglet. D'autant que c'est pas le genre de prince qu'on sort !
Je vais jamais y arriver ! Plaignez-moi, heureux gens qui devez bosser pendant encore des semaines. Ou mieux, qui ne partez pas du tout en vacances ! Tiens, j'aimerais mieux être à votre place…

29 juin 2009
COMME UN LUNDI
Ce matin, je me suis cogné deux fois le pied droit, à la jointure du gros orteil. Ça fait mal.
Puis j'ai essayé d'ouvrir la boîte aux lettres avec mon Pass Navigo… Ça marche pas.
A midi, la sauce de mon sandwich a dégouliné sur mon débardeur framboise neuf, à l'instant précis où je me disais que ce serait bien, des tables de pique-nique dans les squares. Alors, sans doute pour corroborer mon opinion, la tranche de poulet a chu comme une bouse sur le gravier. Ça saoule.
Le lundi est un jour que c'est pas la peine. Dans 6 minutes, c'est mardi. Et c'est pas dommage.

28 juin 2009
TENDUE EST LA NUIT
Christophe était en déplacement à Marseille, ce week-end. Y'en a des qui sont vernis… Alors, j'ai proposé aux filles de dormir avec moi, dans la nuit de vendredi à samedi.
Erreur funeste. Elles m'ont mis la guerre. A 3h00 du mat', Claire a réalisé que Lapinou s'était fait la malle. En fait, c'est Anouk qui l'avait kidnappé (ou plutôt rabbitnappé), tout à fait indûment, il faut bien le reconnaître. Après, il a fallu chercher Doudou, qui était tombé du lit.
Vers 5h00, il y a eu un pataquès avec la couette. Je ne sais plus trop quoi, vu l'épais pâté dans lequel je me trouvais, mais bon, ça a encore fait toute une histoire. Puis à 6h00, Claire a décidé qu'elle serait mieux dans son lit. Il a fallu l'accompagner, lui trouver sa petite couverture dans le bordel de leur chambre. Puis à 7h30, elle a changé d'avis. Elle est revenue avec nous, juste pour le plaisir de mettre le waï. Je lui ai dit qu'elle avait le choix : soit elle regagnait son pieu dare-dare, soit je la vendais à un trafiquant d'organes. Sans trop se faire prier, elle est retournée dans son lit… une minuscule heure.
Le week-end commençait sur les chapeaux de roue.
J'aurais dû me douter de mon infortune à venir quand je suis allée me coucher, et que j'ai vu comment elles étaient installées dans MON lit :

(PS qui n'a rien à voir : ma copine de classe Muriel, alias Beloubelette (nous étions en seconde ensemble à Clermont-Ferrand), alerte jongleuse de mots et d'images, vient d'ouvrir son blog. Et il est trop bien, comme dirait Anouk.)
26 juin 2009
AGAPES THE BLUES
J'aime bien manger et j'aime manger bien… Le jour où j'arrêterai de faire du roller, je vais gonfler comme une femelle hippopotame sous cortisone.
Le midi, j'alterne sandwiches et petits restaus de bon aloi, grâce à mon grand copain, M. Ticket Restaurant (à bas les cantines !). Je connais donc quelques bonnes adresses dans le quartier des Batignolles. Mais Pas les restaus branchouillous, qui fleurissent à la vitesse de la lumière et font une cuisine à l'épate, sans réelle inspiration.
Mon préféré s'appelle l'Abadache. Je ne vous donnerai pas l'adresse, car il baisse le rideau ce soir… Ben oui, c'est con, j'aurais dû vous en parler avant, mais je n'ai su qu'aujourd'hui pour sa fermeture. C'est un couple de quadragénaires qui le tient. Le patron manie à merveille épices et herbes et excelle dans le traitement des légumes. Ses desserts sont un petit miracle. Simples, délicieux et amoureusement présentés. Une simple salade de fruits devient un poème.
Habituellement, je prenais un plat et un dessert. Ou une entrée et un plat. 17 euros. Un rapport plaisir/prix imbattable. Cette fois, pour la der des der, je me suis fait la totale : gaspacho de melon + langoustines rôties et spaghettis de légumes + salade de fruits rouges. D'ultimes agapes à 21 euros.
Les patrons vont s'installer à Lille et comptent y ouvrir un restaurant. Heureux Nordistes !


(Du coup, quelques autres bonnes adresses dans le quartier, tant qu'elles existent encore :
Kokoya, traiteur et restau japonais, 5 rue des Batignolles, Paris 17e. Bentos et sushis. Minuscule endroit, jeune chef japonaise très douée. 13 € le bento.
Tonia, traiteur et restau, 11, rue de Moscou, Paris 8e. Saumon mariné et moelleux au chocolat à tomber. Mais tout est bon. 15 € la formule déjeuner.
Alice Pizza, 57, rue des Dames. Très bonne pizzeria. Mais sur les pizzas, je ne suis pas forcément du même avis que tout le monde… 10 euros la formule du midi (me semble-t-il).
Shin jung, restaurant coréen, 7, rue Clapeyron, Paris 8e. Excellents bibimbaps (plat complet, à base de viande, de légumes et de condiments). A partir de 10 euros.
Autour du saumon, comme son nom l'indique, 3 av. de Villiers, Paris 17e. Restau cher, pas dans mes cordes, mais le traiteur à côté propose une formule à 8 euros, avec sandwich au (très bon) saumon mariné ou fumé, boisson et dessert. Egalement des salades au poisson fumé.
Restaurant Sep, restaurant indien, 42 av. de Clichy, Paris 18e. Le midi, une formule copieuse à 10 euros, qui varie d'un jour sur l'autre. C'est très correct et, surtout, aucun risque d'y croiser mes collègues prout prout, qui ne vont jâââmais jusqu'à la cosmopolite avenue de Clichy (de toute façon, elles sont toutes au régime !). Ça va leur faire un choc culturel quand on sera à Gennevilliers !
Indochine, traiteur et restau asiatique, 33 rue de Turin, Paris 8e. Une petite échoppe qui ne paye pas de mine. Et pourtant, tout y est bon et frais. C'est ma copine Geneviève qui me l'a fait découvrir. Sinon, je n'y aurais jamais mis les pieds, tellement j'ai eu de mauvaises fortunes avec les bouibouis asiatiques. Formule du midi à 8 euros.