29 juin 2009
COMME UN LUNDI
Ce matin, je me suis cogné deux fois le pied droit, à la jointure du gros orteil. Ça fait mal.
Puis j'ai essayé d'ouvrir la boîte aux lettres avec mon Pass Navigo… Ça marche pas.
A midi, la sauce de mon sandwich a dégouliné sur mon débardeur framboise neuf, à l'instant précis où je me disais que ce serait bien, des tables de pique-nique dans les squares. Alors, sans doute pour corroborer mon opinion, la tranche de poulet a chu comme une bouse sur le gravier. Ça saoule.
Le lundi est un jour que c'est pas la peine. Dans 6 minutes, c'est mardi. Et c'est pas dommage.

28 juin 2009
TENDUE EST LA NUIT
Christophe était en déplacement à Marseille, ce week-end. Y'en a des qui sont vernis… Alors, j'ai proposé aux filles de dormir avec moi, dans la nuit de vendredi à samedi.
Erreur funeste. Elles m'ont mis la guerre. A 3h00 du mat', Claire a réalisé que Lapinou s'était fait la malle. En fait, c'est Anouk qui l'avait kidnappé (ou plutôt rabbitnappé), tout à fait indûment, il faut bien le reconnaître. Après, il a fallu chercher Doudou, qui était tombé du lit.
Vers 5h00, il y a eu un pataquès avec la couette. Je ne sais plus trop quoi, vu l'épais pâté dans lequel je me trouvais, mais bon, ça a encore fait toute une histoire. Puis à 6h00, Claire a décidé qu'elle serait mieux dans son lit. Il a fallu l'accompagner, lui trouver sa petite couverture dans le bordel de leur chambre. Puis à 7h30, elle a changé d'avis. Elle est revenue avec nous, juste pour le plaisir de mettre le waï. Je lui ai dit qu'elle avait le choix : soit elle regagnait son pieu dare-dare, soit je la vendais à un trafiquant d'organes. Sans trop se faire prier, elle est retournée dans son lit… une minuscule heure.
Le week-end commençait sur les chapeaux de roue.
J'aurais dû me douter de mon infortune à venir quand je suis allée me coucher, et que j'ai vu comment elles étaient installées dans MON lit :

(PS qui n'a rien à voir : ma copine de classe Muriel, alias Beloubelette (nous étions en seconde ensemble à Clermont-Ferrand), alerte jongleuse de mots et d'images, vient d'ouvrir son blog. Et il est trop bien, comme dirait Anouk.)
26 juin 2009
AGAPES THE BLUES
J'aime bien manger et j'aime manger bien… Le jour où j'arrêterai de faire du roller, je vais gonfler comme une femelle hippopotame sous cortisone.
Le midi, j'alterne sandwiches et petits restaus de bon aloi, grâce à mon grand copain, M. Ticket Restaurant (à bas les cantines !). Je connais donc quelques bonnes adresses dans le quartier des Batignolles. Mais Pas les restaus branchouillous, qui fleurissent à la vitesse de la lumière et font une cuisine à l'épate, sans réelle inspiration.
Mon préféré s'appelle l'Abadache. Je ne vous donnerai pas l'adresse, car il baisse le rideau ce soir… Ben oui, c'est con, j'aurais dû vous en parler avant, mais je n'ai su qu'aujourd'hui pour sa fermeture. C'est un couple de quadragénaires qui le tient. Le patron manie à merveille épices et herbes et excelle dans le traitement des légumes. Ses desserts sont un petit miracle. Simples, délicieux et amoureusement présentés. Une simple salade de fruits devient un poème.
Habituellement, je prenais un plat et un dessert. Ou une entrée et un plat. 17 euros. Un rapport plaisir/prix imbattable. Cette fois, pour la der des der, je me suis fait la totale : gaspacho de melon + langoustines rôties et spaghettis de légumes + salade de fruits rouges. D'ultimes agapes à 21 euros.
Les patrons vont s'installer à Lille et comptent y ouvrir un restaurant. Heureux Nordistes !


(Du coup, quelques autres bonnes adresses dans le quartier, tant qu'elles existent encore :
Kokoya, traiteur et restau japonais, 5 rue des Batignolles, Paris 17e. Bentos et sushis. Minuscule endroit, jeune chef japonaise très douée. 13 € le bento.
Tonia, traiteur et restau, 11, rue de Moscou, Paris 8e. Saumon mariné et moelleux au chocolat à tomber. Mais tout est bon. 15 € la formule déjeuner.
Alice Pizza, 57, rue des Dames. Très bonne pizzeria. Mais sur les pizzas, je ne suis pas forcément du même avis que tout le monde… 10 euros la formule du midi (me semble-t-il).
Shin jung, restaurant coréen, 7, rue Clapeyron, Paris 8e. Excellents bibimbaps (plat complet, à base de viande, de légumes et de condiments). A partir de 10 euros.
Autour du saumon, comme son nom l'indique, 3 av. de Villiers, Paris 17e. Restau cher, pas dans mes cordes, mais le traiteur à côté propose une formule à 8 euros, avec sandwich au (très bon) saumon mariné ou fumé, boisson et dessert. Egalement des salades au poisson fumé.
Restaurant Sep, restaurant indien, 42 av. de Clichy, Paris 18e. Le midi, une formule copieuse à 10 euros, qui varie d'un jour sur l'autre. C'est très correct et, surtout, aucun risque d'y croiser mes collègues prout prout, qui ne vont jâââmais jusqu'à la cosmopolite avenue de Clichy (de toute façon, elles sont toutes au régime !). Ça va leur faire un choc culturel quand on sera à Gennevilliers !
Indochine, traiteur et restau asiatique, 33 rue de Turin, Paris 8e. Une petite échoppe qui ne paye pas de mine. Et pourtant, tout y est bon et frais. C'est ma copine Geneviève qui me l'a fait découvrir. Sinon, je n'y aurais jamais mis les pieds, tellement j'ai eu de mauvaises fortunes avec les bouibouis asiatiques. Formule du midi à 8 euros.
25 juin 2009
10 RAISONS D'AVOIR DES ENFANTS
Leeloolène s'interroge sur l'opportunité d'avoir des gniards quand on veut vivre sa vie. Question que je comprends d'autant mieux que je me la suis posée jusqu'à 35 ans… Or, je rappelle qu'en 2040, il y a aura un actif pour un retraité. Dont moi. Et j'entends bien vivre alors grassement aux crochets de la société, en buvant des piñas coladas et en mangeant du caviar sur la French Riviera. D'où la nécessité impérieuse de repeupler la France. Et vu la politique d'immigration, qui consiste à mettre dehors des populations plus enclines que nous à faire des petits (ce qui montre bien le côté visionnaire de ceux qui nous gouvernent), il va falloir en mettre un coup. Si je puis dire.
D'où, à l'usage des jeunes générations, ces 10 bonnes raisons de fabriquer des nains :
– Vous aurez une excellente excuse d'être toujours fatiguée : “J'ai passé une nuit d'enfer ! Elle m'a réveillée trois fois ! Excusez-moi si je ne suis pas au top de mes immenses compétences aujourd'hui !”
– Vous pourrez vous faire plaindre de ne jamais pouvoir sortir le soir. Alors qu'en fait, vous préférez rester vautrée sur votre canapé pour regarder Les Experts-Miami, avec David Caruso, que vous aimez d'amour depuis la première saison de NYPD Blues, en 1991. Ce qui ne nous rajeunit pas, j'en conviens.
– Vous gagnerez 6 jours de repos supplémentaires par an : “La petite a une gastro ! Je dois rester à la maison avec elle… Là ? Elle dort. Et d'ailleurs, je crois que je vais aller me recoucher moi aussi !”
– Très bon prétexte pour passer des vacances de méga feignasse en hôtel-club et bronzer peinarde sur la plage au lieu de faire des randonnées en chaussures qui puent ou de visiter des temples antiques à deux balles sous un cagnard d'enfer : “Ben non, on n'a pas beaucoup bougé. Avec les enfants, c'est pas simple, tu sais… Mais ils adorent ce genre de séjours en club, ils se font plein de copains…” En plus, vous passez pour les parents parfaits, tout prêts à se sacrifier pour leur progéniture.
– Vous découvrirez les magnifiques dessins animés de Miyazaki et des tas de livres épatants pour enfants ! Vous pourrez aussi aller au zoo sans qu'on vous dise : “Ah bon, tu vas au zoo toute seule ?”
– C'est un inépuisable réservoir à bisous. Et personnellement je trouve ça moins crade que de se faire léchouiller le visage par un chat ou un chien.
– Personne d'autre ne vous dira jamais : “Tu es belle (Maman) et en plus tu chantes bien”, quand vous interpréterez Cargo de nuit dans la bagnole en écoutant RTL 2. “Et cetteuh machine dans la têêêête, leitmotiv nuit secrèèèète. Tatoue mon âme à mon dégoût !”
– Vous pourrez photographier de mignons petits n'enfants dans les lieux publics, sans vous faire jeter par les parents, car c'est vous les parents. Sinon, c'est que vous avez de graves problèmes de dédoublement de la personnalité. Auquel cas, effectivement, mieux vaut opter pour une collection de Bisounours.
– C'est l'occasion ou jamais d'embaucher une femme de ménage. “Tu comprends, avec le boulot, les gosses, j'ai plus le temps de rien… J'ai absolument besoin de quelqu'un pour m'aider à la maison !” Du coup, vous aurez un max de temps libre pour bloguer et lire Voici.
– Si vous les élevez efficacement, ils pourront rendre rapidement de menus services : mettre le couvert, débarrasser la table, passer l'aspirateur… Vous pourrez donc diminuer les horaires de la femme de ménage et réaliser de substantielles économies.
– Et vous resterez jeune, pour pas leur foutre la honte quand vous irez les chercher à l'école.
Ça fait 11 raisons ? C'est bien la preuve que ces petits merdeux ne sont pas totalement dénués d'intérêt.

22 juin 2009
LA MUSIQUE ADOUCIT LES MORSES*
C'est toujours sympa, la fête de la Musique (surtout quand ça permet de se faire une balade à deux en rollers dans Paris. Juste, la prochaine fois, éviter la montée de la rue Saint-Jacques. J'en crache encore mes éponges à CO2…).
La fête de la Musique, c'est top, à condition de ne pas aimer la musique… D'où l'avantage des rollers. On peut s'enfuir très vite. C'est pas encore cette fois-ci qu'on aura découvert le nouveau Charlie Winston. Et quand on entend certains groupes folkloriques, on comprend mieux la politique d'immigration du gouvernement… Les expulsions, je suis pour quand c'est pour des raisons artistiques. D'ailleurs, qu'est-ce qu'on attend pour renvoyer Johnny en Belgique ?
Une image me restera, celle d'un petit gars, 15 ou 16 ans, cheveux longs, qui gratouillait sa guitare devant quatre copains assis sur un banc dans une rue déserte. Trop timide pour solliciter l'attention des passants, mais ayant quand même eu le cran de sortir son instrument (je parle de sa six-cordes !). Et c'est peut-être lui, le futur Charlie Winston ! (M'étonnerait quand même…)




* C'est un calembour totalement gratuit… En même temps, je suis sûre qu'ils aiment bien ça, la musique. Surtout les œuvres pour orque et l'album de David Guetta : “Phoque me, I'm famous”. Bon j'arrête, c'est assez… D'autant que les morses sont des pinnipèdes.
20 juin 2009
C'EST UN JARDIN EXTRAORDINAIRE
Lundi, j'ai fait faire l'école buissonnière à mes filles. Je les ai emmenées au Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire. De toute façon, l'instit' d'Anouk était absente. Elle est souvent absente, l'instit' d'Anouk. Et dans ces cas-là, on case ma fille dans une autre classe et on lui fait faire… des jeux sur un vieil ordi. Il y a quand même un truc moisi en ce moment dans l'Education nationale. Enfin bref, c'est pas le sujet du jour. Disons, que du coup, j'ai moins de scrupules à lui faire manquer une journée d'école, surtout s'il y a une sortie culturelle à la clé.
C'est une splendeur, Chaumont-sur-Loire. Le château qui domine le fleuve. Et ce parc sublime. Le public est très “comme il faut”. Rien à voir avec la clientèle popu du zoo de Beauval. Et pourtant, ça revient deux fois moins cher de passer une journée à Chaumont (1 adulte + 2 enfants de 3 et 7 ans : 23€) qu'à Beauval (48€). Mais chacun reste à sa place et se crée ses propres ghettos. C'est un peu triste…
Ce festival des jardins est un concours. Quelque 300 dossiers ont été déposés cette année, 20 projets ont été retenus et mis en œuvre. Projets d'architectes, de paysagistes, de botanistes et d'étudiants. Au vu des 20 jardins, il s'avère que certains étaient splendides sur le papier, mais que le résultat n'est pas à la hauteur. Mais la majorité est une belle réussite.
J'avais proposé au site Internet de mon journal de faire un papier sur cette manifestation. Pour ceux qui ne suivent pas de près mon éblouissant parcours professionnel, je corrige des articles pour un magazine et je rédige, ponctuellement, des articles pour son site. Gratuitement. En espérant qu'un jour cela fera partie intégrante de mon boulot. En attendant, je continue de le faire, parce que j'aime ça, et aussi parce que j'apprécie l'état d'esprit des filles qui bossent au Web.
C'était assez sportif de gérer mes enfants et, en même, d'effectuer la visite dans une optique professionnelle (choix d'un angle pour l'article, prise de notes, photos…). Mais elles étaient accaparées par une espèce de jeu de piste et ont été cools… Je n'ai même pas eu besoin de les menacer de les faire enfermer dans les caves du château. Même pas drôle.
Après la visite, nous avons déjeuné dans un self sous chapiteau. A côté de nous, il y avait une équipe de télé. Notamment un présentateur. Le gars de Faut pas rêver, peut-être, mais vu que je n'ai pas regardé France 3 depuis au moins 22 ans, je ne garantis pas l'info… En se levant, le type a dit bien fort : “Merci pour cette charmante invitation !” Kolossale délicatesse d'informer les autres clients, minablement anonymes, ou anonymement minables, de sa bonne fortune. Tous ces gens bien élevés de la télé, dont un qui hurlait dans son portable entre les tables, n'ont pas non plus jugé nécessaire de débarrasser leur plateau, comme les gros blaireaux de clients qui payaient.
Bon, après l'anecdote à deux balles, les jolis jardins. J'étais là pour ça, quand même…






17 juin 2009
L'HOMME AT HOME
Après avoir beaucoup tempêté, radoté cent fois la même chose, je me suis résignée. Jusqu'à éprouver une certaine compassion. Car j'ai enfin compris que si l'homme est si peu productif à la maison, c'est parce qu'il souffre de déficience neurologique.
Sinon comment expliquer le phénomène étrange dit de “l'assiette dans l'évier” ? En général, le lave-vaisselle et l'évier voisinent. Pourtant, l'homme est incapable d'ouvrir le lave-vaisselle et préfère laisser séjourner son verre ou son assiette dans l'évier. S'imaginant certainement qu'ils trouveront tout seuls l'accès de cette mystérieuse machine. C'est dire s'il est atteint, le pauvre !
De même, l'homme, qui n'a aucun mal à se rappeler les mensurations de la miss France 2005, est incapable de se souvenir du jour des poubelles. Donc, l'homme, si tu passes par là, je te signale que mardi et samedi, on sort la poubelle bleue, mercredi la verte et vendredi la jaune. Il est vrai que nous n'habitons ce quartier que depuis 5 ans et demi.
Autre symptôme confirmant le diagnostic de paralysie de certaines
zones du cerveau, l'homme ignore l'existence de certains objets : la
clé de la boîte aux lettres, la balayette des toilettes, les volets… Et
ce, malgré la réitération quotidienne de mantras du style : “Tiens, les volets ne sont pas fermés !”
L'homme ne répond jamais, non parce qu'il est sourd, mais parce qu'il n'identifie pas le mot prononcé. On lui dirait : “Tiens, les uropodes ne sont pas fermés”, ce serait pareil (sauf s'il est spécialiste des crustacés). Or, l'homme a sa fierté et préfère laisser penser qu'il n'entend pas plutôt qu'on ne découvre son handicap mental…
Il y aurait mille autre exemples à l'appui de ma thèse… Le tapis de
bain trempé au pied de la baignoire, par exemple. Il ne peut pas
ignorer qu'il faut l'étendre pour qu'il sèche. Or, il a comme une
absence au sortir de ses ablutions. Il gagne la chambre en foutant de
l'eau partout et laisse le misérable tapis en boule, comme un indice de
sa terrible faiblesse. Un acte manqué, pour ainsi dire.
Alors, femme de l'homme, ravalez votre acrimonie lorsque vous
étendrez le tapis de bain, que vous fermerez les volets, que vous
sortirez les poubelles, que vous nettoierez les chiottes ou que vous
remplirez le lave-vaisselle, et songez plutôt à sa souffrance face à
votre omnipotence.

16 juin 2009
(AC)CABLEE
Alim' de l'ordi, chargeur du portable, chargeur de l'APN et câble USB, chargeur et câble USB du Caméscope, casque audio, fil électrique de la DS d'Anouk. Et maintenant, alimentation du GPS… Tu le crois ça ? Maintenant, quand je pars en week-end, j'emporte un sac de câbles dans ma valoche !
Quelqu'un m'aurait prédit ça, il y a trois ou quatre ans, j'aurais fait la même moue goguenarde qu'en 1987, lorsque mon prof d'allemand, le terrifiant Herr Burzlaff, nous assura qu'un jour les deux Allemagnes se réunifieraient…

15 juin 2009
TOUR À TOURS
Je suis partie faire un tour à Tours. J'allai rendre visite à Akynou, pour son anniversaire. Akynou a du cœur, une maison chaleureuse, trois filles, un chien, un chat et une ratte bleue. Impressionnante, la ratte. Je pense que c'est une ratte qui se dilate. Mais c'est peut-être une vue de l'esprit, parce que j'ai peur des rongeurs.
Parmi les invités, il y avait Leeloolène. Il ne faut pas mettre deux blogueuses bavardes dans une soirée, elles ont trop de trucs à se raconter… C'est un peu comme deux fans de Plus belle la vie. Ils se remémorent les épisodes précédents, se donnent des nouvelles des personnages secondaires, discutent de la réalisation…
J'ai découvert une super gonzesse. Elle fait partie de ces gens doués qui ne se la pètent pas. Du coup, on ne peut même pas leur en vouloir d'être balèzes en tout. C'est exaspérant, surtout pour une hyène envieuse dans mon genre. Je sais bien qu'en écrivant ça, quasi je l'oblige à dire du bien de moi en retour… De toute façon, c'est indémerdable.
Tôt nous quittâmes la fête, car j'avais réservé une chambre d'hôtel à 60 bornes de Tours. Mon GPS tout neuf me conduisit dans un silo à grains, ce qui me sembla une destination peu probable, malgré mon envie d'arriver. Et quand je voulus poursuivre ma route, il m'intima de faire demi-tour sur le champ, sur un ton qui n'admettait pas la réplique. Deux fois. Espèce de gros connard malpoli.
Je finis par trouver l'hôtel. Il était minuit. Les filles dormaient comme des poutres dans la bagnole. Je ne sais toujours pas comment j'ai réussi à faire arriver ma grosse valoche et les enfants jusqu'à un deuxième étage sous les toits, surchauffé et sans ascenseur.
J'avais choisi un hôtel tout près du zoo de Beauval, où nous avons passé ce dimanche. Akynou raconte très bien, hélas… Elle avait “vendu” à mes filles l'histoire d'un perroquet du zoo, qui crie “Cacahuète !” aux visiteurs. Pendant le trajet, les filles n'ont parlé que de ce foutu Cacahuète. C'était LA créature fabuleuse à ne pas rater. En arrivant au parc zoologique, nous avons passé au peigne fin toutes les cages à oiseaux pour mettre la main dessus. Et il y a un pacson d'emplumés là-dedans ! Tout ça pour rien. Claire au bord de la dépression nerveuse et Anouk pas jouasse non plus, mais digne dans la peine (Maman, tu m'achètes une glace vanille-caramel ?).
Avant de quitter le zoo, six heures et demie plus tard (! – Futurs parents, vous ne connaissez pas encore votre douleur…), nous avons fait une ultimee tentative. Et soudain :
Cacahuète
envoyé par karmara93 - Découvrez plus de vidéos d'animaux.
Akynou avait parlé d'un perroquet blanc et ce “Cacahuète !” est pour le moins approximatif… Peu probable que ce soit le bon (ou alors Akynou est daltonienne), mais au moins, les filles étaient satisfaites. On peut donc considérer que c'était une bonne journée.
Retour aujourd'hui. J'ai fait une longue halte à Chaumont-sur-Loire pour le Festival international des jardins. J'en ai tiré toute une réflexion sur la différence entre loisirs de pauvres et de riches. Une théorie qui risque bien de révolutionner la sociologie moderne. Et que vous brûlez de connaître, à coup sûr…
14 juin 2009
G T OU ?






