29 mai 2008
OMAR MOUILLE SA CHEMISE
Je suis dans ma période “Rêves à la con avec des people, sauf que Claire elle me réveille en plein milieu”.
Après “Angelina vient dîner chez moi, mais elle s'est paumée à Gennevilliers” et “De Gaulle préfère ses sushis sans wasabi”, j'en ai encore fait un ce matin... Vous brûlez d'envie que je vous le raconte, hein ? Ça tombe bien, j'avais rien de prévu ce soir. Mes filles dorment, Christophe consacre sa soirée à une chanteuse extravertie et ultrapénible, bien qu'inconnue (si elle devient célèbre, ça va être la reine des chieuses, celle-là. Heureusement, y’a peu de chances.)
Dans mon rêve, je distribue des récompenses lors d'une cérémonie, genre Festival de Cannes, en plus cheap. On appelle Omar Sharif. Et là, il se passe un phénomène météo étonnant : Omar – qui ne se ressemble pas tellement d'ailleurs – se prend une averse entre son fauteuil et la scène. Il arrive tout trempé, en pantalon de costume et en chemise !
Il se caille grave, le pauvre, et personne ne s'occupe de lui...
“Docteur j’y vais ?” “Go !”
Je me dis qu'il va se choper une pneumonie, papy. Je lui demande s'il veut que j'aille lui chercher sa veste. Il me sourit et me répond : “Oui, s'il vous plaît !” Quel homme bien élevé, cet Omar ! Il précise que son fauteuil est dans l'allée centrale. Je me dirige donc vers la salle et, pif paf, je me retrouve dans un autocar bondé, avec des gens et du bordel dans tous les coins (sans doute des touristes lituaniens en route pour Epinay). Impossible de retrouver la veste de mon nouveau pote Omar !
Et là, forcément, il est 7 heures, et Claire m’appelle.
- Maman, j'veux descendre !
- Claire, tu sais qu'à cause de toi, Omar il va choper la crève ?
- C'est qui Omar ?
Me demandez pas d'où il sort, le moustachu égyptien, je n'en sais fichtre rien.
Pour De Gaulle, je sais que son apparition nipponophile est due à mon ébahissement devant des tourismes moldaves ou lituaniens* prenant en photo le buste du général devant la gare d'Epinay ! Les sushis, c’est à cause de Christophe qui m’a parlé d’un japonais super bon à Pigalle.
Quant à Bradangelina, leur omniprésence dans les médias explique que leur image se soit incrustée dans mon pauvre cerveau malade. Mais Omar Sharif, cela reste un mystère. Je n'ai pourtant pas revu Lawrence d'Arabie ou Docteur Jivago récemment, ni mangé de crustacés...
Moi qui rêve de tenir une chronique dans un organe de presse, je devrais proposer une rubrique à Voici. Je l’intitulerais La vie rêvée des stars. Le seul truc, c’est qu’il faut que Claire se réveille un quart d’heure plus tard, afin qu’il y ait une chute potable à mes histoires.
César du meilleur acteur en 2004 pour “Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran”.
Ce jour-là, au moins, il avait gardé sa veste !

* une grosse partie de la clientèle de l'Ibis et du Balladins d'Epinay est constituée de touristes qui n'ont pas les moyens de séjourner dans un hôtel à Paris intra-muros.